Voilà plus d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blog, rien dessiné, je ne vais même plus aux cours de dessins, je ne fais que réfléchir à ce monde dans lequel je ne comprends plus rien à la veille de la retraite, à mes illusions perdues à tout ce que j'ai envie de faire, envie de dire.
Où sont les années 70 pleines d'espoir et de promesses. je venais de me marier, 3 mois après j'attendais un petit bébé. Nous n'avions ni voiture ni télé. Nous louions un studio avec les commodités sur le palier pour 150 f par mois (23 € d'aujourd'hui) nous pouvions mettre une paie de côté( a l'époque je gagnais 500 f soit € 76). mais que de projets faisions-nous !
Aujourd'hui nos enfants ne peuvent même pas se loger parce que les loyers + charges sont facilement égaux aux deux tiers d'un smic encore faut-il travailler à temps complet !
Du côté de la médecine je croyais que les maladies allaient toutes être erradiquées j'avais confiance en la recherche et en nos dirigeants. Et badaboum le SIDA, nouvelle maladie inconnue.
Je crois que c'est là que tout à commencer à se déliter avec l'histoire du sang contaminé. Dirigeants et scientifiques au-dessous de tout et tout ça pour le pognon. Je donnais à l'époque quelquefois mon sang et je me suis sentie coupable d'une certaine façon d'avoir pu permettre la transmission de cette terrible maladie, alors comment tous ces gens, Fabius, Dufoix, Hervé élus du gouvernement pour prendre des dispositions pour protéger la population ont pu être jugés non coupables de ne pas avoir pris, alors les dispositions adéquates.
Je pense à tous ces parents d'hémophiles à qui on a eu le culot de dire que c'était eux qui avaient inoculée la maladie à leurs enfants (pauvres parents d'une certaine façon c'était vrai mais ils ne savaient pas que tous les lots contaminés n'avaient pas été retirés de la circulation).
Après il y a eu la vache folle, encore une incurie, franchement donner des protéines animales à des herbivores ! Le simple bon sens aurait dû guider les éleveurs, mais toujours le pognon, l'appât du gain, enfin cela a très mal tourné pour eux aussi.Je ne sais pas combien de personnes en France sont mortes où sont atteintes de cette maladie dégénérative du cerveau dûe à l'ingestion de viandes contaminées ? On ne le saura sans doute jamais ! là encore ce n'est de la faute de personne. Dès fois je me demande si je ne suis pas moi-même atteinte à force je ne comprends plus rien et j'ai beau équarquiller les yeux toujours pas de leçon retenue.
L'hormone de croissance ! Aller prélever des glandes sur des cadavres dans les hôpitaux ou des asiles ! Il faut dire qu'on a mis toutes les chances pour que la contamination soit effective ! Le bon sens, toujours le bon sens aurait voulu qu'on ne prélève pas ces organes sur des gens morts de maladies mais sur des gens sains tout du moins en apparence, Cela aurait évité à des centaines de familles de se poser encore aujourd'hui la question de savoir si leur enfant va être touché ou non par cette maladie dégradante. Juste pour avoir voulu lui rendre la vie plus facile, ses médecins, ses parents lui ont donné la mort !
Et dernièrement comment a-t-on pu laisser mourir toutes ces personnes âgées malgré l'appel au secours du Docteur PELLOUX relaté dans son livre "Urgentiste"
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"Docteur en médecine, âgé de quarante ans, Patrick Pelloux est médecin urgentiste à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris. Il dirige également le syndicat des médecins urgentistes hospitaliers français (Ahmuf). Au mois d'août 2003, Patrick Pelloux, alerte les Français : avec les premiers effets de la canicule, une "catastrophe humanitaire" menace le pays. Les conseillers d'un gouvernement absent tentent, par le "mensonge d'Etat", de minimiser le nombre des premiers morts. Pendant des jours, le président de l'Amuhf, le syndicat des urgentistes hospitaliers de France, parle et fait vaciller l'Etat. Il forcera le chef du gouvernement et son ministre de la Santé à écourter leurs vacances, soulignant ainsi les failles d'un système présenté pourtant comme le meilleur du monde. Patrick Pelloux relate la chronologie, les événements quotidiens de l'hécatombe d'août. Il évoque ensuite les relations orageuses avec les conseillers du ministre Jean-François Mattéi, les responsables de l'appareil de la santé publique, les élus politiques de tous les camps et, bien sûr, les jeunes journalistes des médias, seuls présents à Paris cet été-là. Une dernière partie combine la biographie du docteur en médecine, la situation alarmante de l'hospitalisation publique, la privatisation et le marasme qui se sont emparés des hôpitaux. D'un ton vif, suggestif, cet ouvrage est celui d'un homme qui a choisi l'urgence par vocation, alors que cette spécialité n'est ni enseignée, ni même reconnue par les ministres de la Santé successifs. Un livre bourré d'anecdotes, s'en prenant aux visées libérales des technocrates et des élus. "
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Le ministre de la santé de l'époque Mr MATTEI trouvait que cela ne valait pas la peine d'interrompre ses vacances !
Mais dans quel monde vivons nous !
Et si tout cela servait de leçon, mais non, encore dernièrement avec le chikungunya à la Réunion : pourtant on n'est pas sans savoir que la prolifération de moustiques peut engendrer des maladies (n'a-t-on pas erradiqué la malaria en France en détruisant la race de moustiques porteurs) là encore les intéressés ont été alertés mais ils ont pris cet appel par-dessus la jambe, "ce n'est pas mortel" dixit le ministre de la santé, le nouveau. Et même si se n'était pas mortel au vu des souffrances engendrées ne devait-on pas s'en préoccuper ? Mais non, c'est à croire que les vieux, les noirs, les pauvres sont quotité négligeable dans ce pays !
Jusqu'à quand allons nous laisser nos destinées à des incapables bornés?
Je crois que cela suffira pour aujourd'hui Je vais en rester là pour mes réflexions.
Je suis allée à la bibliothèque devenue maintenant une superbe médiathèque ou l'on peut regarder le catalogue en ligne et retenir ces documents. je suis tombée sur un livre de science fiction de Jean-Michel TRUONG "Eternity Express". C'est l'histoire de retraités qui sont envoyés en chine parce qu'ils n'ont plus les moyens de vivre en France. Qui sait si cela n'arrivera pas un jour au point où l'on en est car la réalité dépasse souvent la fiction ?
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