A l'occasion de l'exposition le Printemps de Poètes,
la Ville de Montfermeil a organisé jusqu'au 29 février une exposition :
des poésies illustrées par des tableaux, ainsi,
la bibliothèque et l'école de peinture se sont mobilisées.
D'abord une vue du parc Formigée avec toutes ces fleurs printannières

Je vais essayer de rendre quelques impressions :
Il n’y a pas l’un ou l’autre,
Il y a l’un et l’autre !
Métisse ta toile aux couleurs du monde !
Métisse le monde aux fils d’or des étoiles
Qui, déliés, se confondent,
Jaunes, blancs, noirs,
Chevelure singulière
Aux couleurs du soir,
Aux couleurs de lumière,
Pour ne faire plus qu’un, plus qu’une,
Qu’il soit blond, qu’elle soit brune…
Métisse le monde aux nuances plurielles !
Prisme multicolore
D’un ballet corps accord
De ce monde kyrielle…
Patrick Aubert, postier du bureau de Pigalle (Paris 9e) est
lauréat du concours interne « Ecris-moi un poème » initié par La Poste
auprès des guichetiers pour le Printemps des Poètes.
Car,
Oui je renouerai avec la conjonction car
c’est conjoncturel ce qui se dit
oui ce qui se dit n’est dit que dans la jonction
avec la jonction
ce qui se dit se noue et je renoue avec
ils voudraient de l’absence de l’ab/sens
et puis du rien
je renoue avec la conjonction
car nous nous sommes tissés lâchement dans l’eau
l’algue est invitée par un fruit de mer
l’hippocampe invite le sable
même dans la nature
on fait du semblant
c’est métaphore de Troie au fond des eaux
alors libre je me vois de la jonction
le corps raconte encor les océans
l’histoire se remonte et se plaque
élastique fronde clac
je suis là-bas dans ce passé
un futur m’apparaît m’inonde
je vois du semblable
mais il reste séparé singulier
1 semblable à la deuxième apparition
identique n’est pas la première ou la troisième
l’écho frappe les semblables et tu restes au milieu
décentré par le vent du temps
toi toi toi toi o toi oreille
toi qui ne m’es pas inconnu
que je n’ai jamais vu
vers qui j’ose entonner un Cante Claro
toi qui n’existes pas toi qui ex-sistes et pas
la millième seconde lumière ouvre une bouche en huit étalé
toi en faisceau toi l’événement toi
l’autre qui bondis à mon cœur anxieux
qui tiens le huit étalé toi qui me fais peur
je peux te parler un instant l’avenir ne nous dira rien
Sapho
"La perspective
de ta bouche"
Ta bouche tout près de l’oreiller
Loin et lointaine
À deux doigts de la mienne
Le rêve s’amuse
Et nous sépare
Avec les pas minutieux de l’oubli
Tes lèvres bougent à peine
J’ai le couteau qui brille
Propre à quelques millimètres
De ta joue sèche
Comme du papier
Prêt pour tuer
La perspective du pardon
Je voudrais l’enfoncer
Dans la chair de ta bouche
En biais dans la plénitude
Lente dans sa jouissance
Crève crève
Je susurre et ton bonheur endormi
Me rends jalouse
De la beauté de ton horizon vertical
Dans la perspective de ta langue.
Zoé Valdès
I’m nobody! Who are you?
Are you nobody, too?
Then there’s a pair of us — don’t tell!
They’d banish us, you know.
How dreary to be somebody!
How public, like a frog
To tell your name the livelong day
To an admiring bog!
Emily Dickinson
_bug_fck
Commentaires