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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 10:49
En me rendant à la librairi eou a lieu notre expositions"Morceaux choisis j'ai acheté  un petit recueil de poesies :
"Haiku
Anthologie
du poème court
japonnais"

et je me suis mise à lire ces petits bijoux de poésie qui vous mènent loin de vos soucis et pourtant si proche du monde réel.

Je me suis amusée à en illustrer quelques uns pour me détendre :

le-voyageur.jpg
et voici le deuxième
Tra-neau.jpg
Je vois que j'ai fait une belle faute à traîneau j'espère que vous voudrez bien me pardonner parce que je n'ai pas le temps de la rectifier aujourd'hui, il est onze heure et je suis toujours en pyjama
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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 10:58
J'ai découvert ce matin, grâce à Ivan Levaï, en ces temps où beaucoup de gens ont du mal à supporter les autres un beau poème de Louis Aragon

Deux soldats amoureux d’une belle, l’un qui monte à l’échelle, l’autre qui guette en bas.

« Qu’importe comment s’appelle

Cette clarté sur leur pas

Que l’un fut de la chapelle

Et l’autre s’y dérobât

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Tous les deux étaient fidèles

Des lèvres du cœur des bras

Et tous les deux disaient qu’elle

Vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au cours du commun combat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Du haut de la citadelle

La sentinelle tira

Par deux fois et l’un chancelle

L’autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Nos sanglots font un seul glas

Et quand vient l’aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Répétant le nom de celle

Qu’aucun des deux ne trompa

Et leur sang rouge ruisselle

Même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

Il coule, il coule, il se mêle

A la terre qu’il aima

Pour qu’à la saison nouvelle

Mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n’y croyait pas

L’un court et l’autre a des ailes

De Bretagne ou du Jura

Et framboise ou mirabelle

Le grillon rechantera

Dites flûte ou violoncelle

Le double amour qui brûla

L’alouette et l’hirondelle

La rose et le réséda »

Louis Aragon.

 

Ce magnifique poème me donne des frissons et j'aimerais beaucoup l'illustrer.

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 08:14
A l'occasion de l'exposition le Printemps de Poètes,
la Ville de Montfermeil a organisé jusqu'au 29 février une exposition :
des poésies illustrées par des tableaux, ainsi,
la bibliothèque et l'école de peinture se sont mobilisées.


D'abord une vue du parc Formigée avec toutes ces fleurs printannières

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Je vais essayer de rendre quelques impressions :

Il n’y a pas l’un ou l’autre,
Il y a l’un et l’autre !
Métisse ta toile aux couleurs du monde !
Métisse le monde aux fils d’or des étoiles
Qui, déliés, se confondent,
Jaunes, blancs, noirs,
Chevelure singulière
Aux couleurs du soir,
Aux couleurs de lumière,
Pour ne faire plus qu’un, plus qu’une,
Qu’il soit blond, qu’elle soit brune…
Métisse le monde aux nuances plurielles !
Prisme multicolore
D’un ballet corps accord
De ce monde kyrielle…

Patrick Aubert, postier du bureau de Pigalle (Paris 9e) est
lauréat du concours interne « Ecris-moi un poème » initié par La Poste
auprès des guichetiers pour le Printemps des Poètes.


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Car,
Oui je renouerai avec la conjonction car
c’est conjoncturel ce qui se dit
oui ce qui se dit n’est dit que dans la jonction
avec la jonction
ce qui se dit se noue et je renoue avec
ils voudraient de l’absence de l’ab/sens
et puis du rien
je renoue avec la conjonction
car nous nous sommes tissés lâchement dans l’eau
l’algue est invitée par un fruit de mer
l’hippocampe invite le sable
même dans la nature
on fait du semblant
c’est métaphore de Troie au fond des eaux
alors libre je me vois de la jonction
le corps raconte encor les océans
l’histoire se remonte et se plaque
élastique fronde clac
je suis là-bas dans ce passé
un futur m’apparaît m’inonde
je vois du semblable
mais il reste séparé singulier
1 semblable à la deuxième apparition
identique n’est pas la première ou la troisième
l’écho frappe les semblables et tu restes au milieu
décentré par le vent du temps
toi toi toi toi o toi oreille
toi qui ne m’es pas inconnu
que je n’ai jamais vu
vers qui j’ose entonner un Cante Claro
toi qui n’existes pas toi qui ex-sistes et pas
la millième seconde lumière ouvre une bouche en huit étalé
toi en faisceau toi l’événement toi
l’autre qui bondis à mon cœur anxieux
qui tiens le huit étalé toi qui me fais peur
je peux te parler un instant l’avenir ne nous dira rien


Sapho




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"La perspective de ta bouche"
Ta bouche tout près de l’oreiller
Loin et lointaine
À deux doigts de la mienne
Le rêve s’amuse
Et nous sépare
Avec les pas minutieux de l’oubli
Tes lèvres bougent à peine
J’ai le couteau qui brille
Propre à quelques millimètres
De ta joue sèche
Comme du papier
Prêt pour tuer
La perspective du pardon
Je voudrais l’enfoncer
Dans la chair de ta bouche
En biais dans la plénitude
Lente dans sa jouissance
Crève crève
Je susurre et ton bonheur endormi
Me rends jalouse
De la beauté de ton horizon vertical
Dans la perspective de ta langue.


Zoé Valdès

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I’m nobody! Who are you?

 

Are you nobody, too?

 

Then there’s a pair of us — don’t tell!

 

They’d banish us, you know.

 

How dreary to be somebody!

 

How public, like a frog

 

To tell your name the livelong day

 

To an admiring bog!


Emily Dickinson




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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 10:22

Paroles d'une chanson de Léo Ferré sur les artistes

"Ils sont d'une autre race et ne le savent pas
 Ils sont d'un autre clan et se mêlent à vous
 Il vous tendent leurs mains et vous donnent le bras
 Vous les laissez passer ils ne sont pas à vous
 Ils sont le clair matin dans vos nuits de tempêtes
 ils sont le soleil noir de vos étés d'hiver
 ils chantent dans la nuit à vos tempes muettes
 Ils plantent la Folie au fond de vos galères

 Ils plantent le chagrin dans les coqueliquots
 Ils écrivent l'amour dans vos chambres glacées
 Ils font plier le temps sous l'aile d'un oiseau
 Ils font passer la vie dans vos accords brisés
 Ils font la loi demain quand tu vivrais hier
 Ils décident de tout quand tu veux les soumettre
 Il y a vingt mille ans qu'ils sont à leur fenêtre
 Il y a vingt mille ans qu'ils crient dans le désert

 Ils sont d'une autre caste et ne le savent pas
 Ils sont d'un autre clan et se mêlent à vous
 Ils vous tendent leurs mains et donnent le bras
 Vous les laissez passer ils ne sont pas à vous
Il y a vingt mille ans qu'ils te rentrent dans l'oeil
 Il y a vingt mille ans que tu ne les vois pas
 Il y a vingt mille ans que tu voudrais les voir
 Et si tu les voyais eux ne te verraient plus

 Ce sont les gens d'ailleurs

 Les artistes"

 Léo Ferré
 

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24 août 2006 4 24 /08 /août /2006 17:47

Encore une petite peinture aujourd'hui, je me suis entraînée à dessiner des bambous mais ce n'est pas encore parfait, par contre j'ai réussi un iris que je mets en ligne et j'avoue que je ne suis pas mécontente de moi bien que ce ne soit toujours que de la copie, mais dès que je vais avoir saisi la technique je me  lancerais dans l'original .

c'est mon prénom christiane qui est écrit en japonais

pour le sceau je l'ai gravé dans de la mousse pour plantes je sais que cela va révolter les puristes mais je n'avais rien d'autre sous la main.

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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 16:32

Comme le temps passe, voilà déjà quelques mois que je n'ai rien fait (encore mon poil dans la main qui me démange) mais je suis tombée à la bibliothèque sur un très joli livre de peinture japonaise :

l'art du SUMI-E initiation à la peinture à l'encre de Takumasa Ono chez Dessain et Tolra.

Me voilà donc partie chercher le matériel chez mon fournisseur chez lequel la vendeuse n'avait, d'ailleurs, jamais entendu parler de cette technique et ne savait pas du tout ce qu'il me fallait. C'est une technique très ancienne issue de la peinture chinoise.

Ce travail refuse l'emploi de la couleur et utilise le noir et ses nombreuses nuances , il doit faire ressortir par quelques traits simples l'esprit de la nature afin de percevoir l'essence des choses.

J'ai également découvert que l'on pouvait associer le sumi-e et les haiku, poème japonais qui glorifie la nature et les saisons.

Et voilà je me suis lancée et j'ai recopié cet haiga de Kobayashi Issa en y ajoutant en hiragana la transcription des prénoms Natalie etJean, mes voisins à qui j'ai fait cadeau de mon oeuvre.

Hé, le moineau !

va-t'en - le cheval arrive.

Je voudrais bien en créer personnellement car j'ai ressenti un réel plaisir et une telle paix en peignant que cela m'a apporté beaucoup de calme et de sérénité, mais je ne connais pas le japonais et cela va être difficile d'écrire des poèmes en cette langue  !

Essayez de vous lancer, vous verrez que c'est très facile !

 

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24 octobre 2005 1 24 /10 /octobre /2005 00:00

Le Haïku encore une découverte récente pour moi : toujours grâce à mon professeur de peinture. Un soir où Geneviève (c'est son prénom) me sentais particulièrement angoissée, se sachant quoi entreprendre me mis sous le nez un recueil  de poèmes en me demandant de me concentrer sur chaque vers en essayant de voir une image à travers l'écriture.

Il s'agissait d' Haïku, ce genre littéraire japonais composé de dix sept syllabes en 3 séquences (5-7-5)

   

deux livres qui m'ont permis de me familiariser avec ce genre de poésie.

Je me suis essayée à mon tour et je vous soumets mes petits poèmes :

  • Des mots qui figent
  • l'instant en une image
  • c'est l'Haïku

 

C'est pour moi la définition de cet art amusant et plein de legèreté.

  • La couleur verte
  • des prés dégouline dans
  • la rivière bleue

C'est ainsi que j'ai nommé le petit tableau de l'article sur Zao Wou-Ki inspiré du poème de Sekitei Hara :

  • la couleur verte détachée de la montagne
  • suit le mouvement de
  • la truite prise

Bien sûr le 5-7-5 n'est pas respecté car il s'agit d'une traduction 

 Si vous voulez vous essayer à cet art essayez là.

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9 septembre 2005 5 09 /09 /septembre /2005 00:00

J'ai retrouvé mon journal de jeune fille malgré mes déménagements je ne me souvenais plus qu'à l'époque je dessinais et j'écrivais aussi des poèmes :

Tristesse

  • Tu me rend maussade, désemparée et vaine ;
  • Mon coeur est seul dans ce vaste désert,
  • Où apparaissent sans cesse des oasis lointaines.
  • Mon âme ! Seule tu es ! Vide tu erres !

  • En vain, je frappe aux portes toujours closes,
  • Où est-il ? je ne sais où m'adresser,
  • Ils vivent sans chercher ni comprendre leur cause
  • Eux, qui ne songent même pas à penser ...

  • Hélas ! Hélas ! Ma vie quel est ton but ?
  • Je me plais à rêver d'un paradis ici-bas,
  • Et je relis des rêves déjà lus
  • Où le meilleur des mondes n'est qu'avec toi.

 

pour vous faire oublier mes vers de pacotille je vous transcris un poème de Gérard de Nerval un de mes poète préféré :

Une allée du Luxembourg 

  • Elle a passé, la jeune fille,
  • Vive et preste comme un oiseau :
  • A la main une fleur qui brille,
  • A la bouche un refrain nouveau.

  • C'est peut-être la seule au monde
  • Dont le coeur répondait,
  • Qui, venant dans ma nuit profonde,
  • D'un seul regard l'éclairairerait !...

  • Mais non - ma jeunesse est finie...
  • Adieu, doux rayon qui m'a lui,
  • Parfum, jeune fille, harmonie...
  • Le bonheur passait - il a fui.

 

                                         Gérard de Nerval

 

 

 
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